Mes activités au quotidien

  • Conseillère régionale d'Aquitaine,
  • Députée Suppléante de Noël Mamère et
  • Membre du Parti Socialiste

lundi 21 juin 2010

Communiqué de presse

Mercredi 23 juin 2010 : Naïma Charaï recevra Jeannette Bougrab, présidente de la HALDE

Naïma Charaï, conseillère régionale d‘Aquitaine en charge des solidarités, de l’égalité femmes-hommes et de la lutte contre les discriminations, recevra autour d’un petit-déjeuner, Jeannette Bougrab, la nouvelle présidente de la haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (HALDE) ce mercredi 23 juin 2010 à 8 heures 30 à l’Hôtel de Région.

Point-presse à 9 heures

En compagnie d’Anne-Marie-Cocula, vice-présidente en charge de l’éducation et de Gérard Boulanger, conseiller régional en charge de la citoyenneté, l’élue régionale marquera ainsi son soutien à celle qui a tout récemment mené un combat pour éviter que les services de la HALDE soient intégrés dans ceux du nouveau Défenseur des droits. « La lutte contre les discriminations est un enjeu majeur pour l’accès à l’égalité, la HALDE étant un outil utile et pertinent, qui a fait ses preuves. Dès lors, nous souhaitons le maintien de son indépendance et de son autonomie» insiste la conseillère régionale.

Elle présentera ensuite le volontarisme de la Région Aquitaine en matière d’avancées des droits des femmes,de la promotion de l’égalité et de la lutte contre toutes les formes de discriminations (orientations sexuelles,origines ethniques réelles ou supposées,…). C’est ainsi que l’Aquitaine est la première collectivité territoriale à avoir élaboré et adopté un plan régional de lutte contre toutes les discriminations (20 mars 2006). L’action la plus forte et la plus symbolique étant la mise en œuvre du cv anonyme dans les procédures de recrutement.

Enfin, les thématiques de l’égalité des femmes et des hommes et des discriminations font l’objet d’une commission au sein de l’Association des Régions de France (ARF). Cette commission présidée par Naïma Charaï et créée en septembre 2006, a donné lieu à la signature d’une convention de l’ARF avec la HALDE en janvier 2008.

jeudi 3 juin 2010

Suite : L’École publique et laïque : un cadre pour protéger les enfants de toute forme d’intégrisme

Il y a quelques jours nous dénoncions dans un communiqué de presse l’apprentissage dispensé dans le cadre de l’école Saint Projet et demandions sa fermeture. Car pour nous, l’école se doit d’être un cadre qui protège et instruit afin de forger des citoyens ouverts et tolérants.

Nous nous félicitons de la sage décision de l’Académie suite aux deux inspections effectuées (mars et mai). Les parents d'élèves devront obligatoirement inscrire leurs enfants dans un autre école sous peine de poursuites judiciaires. Une vingtaine d'écoliers sont concernés par cette mesure.

C’est une victoire sur l’obscurantisme et les principes d’égalité et de fraternité triomphent aujourd’hui.

Néanmoins, au-delà de cette décision nous souhaitons que l’Inspection d’Académie diligente une enquête sur l’école Saint Georges et Saint Macaire en Gironde et qu'elle face toute la lumière sur l'école primaire Saint Projet.

mercredi 26 mai 2010

Education, laïcité et droits des femmes : les défis de la République face aux intégrismes

A l’invitation de Naïma Charaï, conseillère régionale, et de Matthieu Rouveyre, conseiller municipal et conseiller général de Bordeaux, Caroline Fourest, journaliste et essayiste, sera présente à Bordeaux ce samedi 29 mai 2010, et y donnera une conférence de presse en présence de nombreux élus locaux, sur le thème de la laïcité et de l’école à 11 heures 30, au restaurant l’Oiseau Cabosse (30 rue Ste Colombe à Bordeaux)

Face à la « marche pour la vie » organisée par des associations intégristes anti-IVG, le Collectif Bordelais pour les Droits des Femmes appelle à un grand rassemblement « pro-choix » samedi prochain, 29 mai, à 12h30 devant le Grand Théâtre.

Attachés à la laïcité et aux droits des femmes, nous serons aux côtés des associations féministes qui se heurtent quotidiennement au lobbying des intégristes et au crédit qu’accorde le Gouvernement à leurs thèses : hier comme aujourd’hui, les pouvoirs publics se montrent frileux, pour ne pas dire complices de dérapages inquiétants.

Ceux qui prieront contre l’IVG dans les rues de Bordeaux samedi sont pour beaucoup des fidèles de l’Eglise St Eloi, ceux-là même qui financent l’école St Projet, dont le dangereux enseignement a été mis en lumière par une récente enquête journalistique, par laquelle nous avons assisté médusés à des cours d’histoire révisionnistes et entendu des propos racistes et antisémites, insoutenables dans la bouche d’enfants encore très jeunes.

Cela pose nécessairement la question des écoles hors contrat, de leur contrôle et de leurs conditions d’existence au sein de la République.

Féministe et experte des questions de laïcité, Caroline Fourest engagera le débat sur ces questions avec de nombreux élus locaux, avant de se rendre au rassemblement pro-choix. Seront présents lors du débat et au rassemblement : Gérard Boulanger, conseiller régional délégué à la citoyenneté et à la culture, Michèle Delaunay, Députée de la Gironde, , Vincent Feltesse, Président de la Communauté Urbaine de Bordeaux, Ludovic Freygefond, Vice-président du Conseil régional d’Aquitaine, Noël Mamère, Député de la Gironde, Jacques Respaud, Président des élus socialistes de Bordeaux et Gilles Savary, Vice-président du Conseil général de la Gironde...

samedi 15 mai 2010

Libre choix
Heureuse de vous annoncer la venue de Caroline Fourest à Bordeaux le samedi 29 mai prochain. Vous la connaissez certainement... C’est une féministe, une laïque combattante contre toutes les formes d’intégrisme. Et ce que j’apprécie chez Caroline, c’est qu’elle le fait avec vérité et talent.
Il y a très longtemps que je ne m’étais pas emballée de cette manière pour une personne si éclectique et pleine de caractères. Cette femme de notre époque représente si bien notre génération de femme libre défendant ses convictions avec fougue et sincérité. Et cela fait tellement du bien d’avoir une telle personnalité attachée à la cause des femmes et à la défense de leurs libertés.
Nous avons donc une grande chance de l’avoir parmi nous le samedi 29 mai pour une conférence sur la laïcité et de pouvoir compter sur sa présence pour une manifestation des pro choix organisé par le collectif bordelais pour les droits des femmes place de la Comédie(Grand Théatre) à 12h30.
Merci Caroline de venir soutenir ce combat pour l’égalité, bataille précieuse pour l’émancipation des femmes. Heureuse de t’accueillir à Bordeaux auprès de tes pairs.

vendredi 7 mai 2010

Tribune "Toujours Oubliés par la République" publiée dans le Nouvel Observateur le 07mai 2010

A l'approche des célébrations du 8 Mai 1945, Stephane Hessel, Naïma Charaï et Alain Rousset rappellent le caractère insoutenable des discriminations dont sont victimes les anciens combattants issus des anciennes colonies.

2010, année de l’Afrique. La France célèbre avec 14 des ses anciennes colonies le cinquantenaire des Indépendances africaines. L’occasion de regarder sereinement notre passé commun et ces 50 ans de discriminations qui touchent les anciens soldats de l’empire français. Faudra-t-il, tous les 8 mai, rappeler au bon souvenir de la République les milliers d’anciens combattants qui attendent de percevoir une pension militaire de retraite équivalente à celle de leurs frères d’armes français ?

Goumiers, spahis, zouaves, tirailleurs ont vu leurs pensions militaires de retraite cristallisées en 1959, c’est à dire gelées, par rapport à celles des Français. Selon les nationalités, les différences de revenu peuvent varier de 1 à 8…

Sous le coup de l’émotion suscitée par le film Indigènes, la retraite du combattant (555 € par an) et la pension d’invalidité ont été décristallisées pour que toutes les personnes ayant participé aux combats soient traitées enfin de manière égale. Mais il n’en va pas de même pour les retraites des anciens militaires ayant servi plusieurs années dans l’armée française, qui s’élèvent à 630 € par mois pour un Français contre seulement 54 € pour un Marocain, à grade équivalent. L’Etat invoque une hypothétique parité de pouvoir d’achat pour justifier cet écart…

La France refuse que ces hommes puissent percevoir dans leur pays une pension militaire de retraite égale à celle d’un Français mais leur accorde un droit de séjour qui leur permet de bénéficier du minimum vieillesse s’ils résident en France plus de neuf mois. Cette situation est proprement aberrante.

En janvier dernier, au terme d’une bataille juridique épuisante, Mohammed Mechti et 5autres compagnons marocains ont obtenu gain de cause devant le tribunal administratif de Bordeaux, le Gouvernement se voyant contraint de revaloriser leur pension au niveau de celle des Français. Mohammed Mechti avait 91 ans. Trop tard pour en profiter : il est décédé au lendemain de ce jugement, loin des siens, alors qu’il s’apprêtait à rentrer définitivement au Maroc.

Combien de temps faudra-t-il encore attendre pour que ces hommes qui ont versé leur sang pour la France puissent vivre leur vieillesse dans la dignité ? Il ne s’agit pas de décerner des médailles ou des diplômes mais de permettre à des personnes âgées d’être traitées avec respect et humanité. On ne peut leur demander d’engager une procédure judiciaire longue et onéreuse pour réclamer leur dû. Et si le jugement de Bordeaux fait jurisprudence, il reste qu’il s’appuie sur un accord spécifique entre la France et le Maroc ; en sont exclus par exemple les Tirailleurs Sénégalais.

Le Gouvernement croit faire un geste de bonne volonté en permettant à tout ancien combattant de percevoir la même pension militaire de retraite quelle que soit sa nationalité… à condition de résider en Europe. Or c’est bien là qu’est le nœud du problème : pourquoi obliger des vieillards à vivre seuls, en exil au crépuscule de leur vie alors qu’ils n’aspirent qu’à passer leurs derniers jours entourés des leurs, avec les mêmes droits que leurs frères d’arme? Ne serait-ce pas le plus beau signe de réconciliation et d’appui au développement à adresser aux ressortissants des anciennes colonies françaises que de restaurer cette égalité de traitement entre tous les anciens combattants de l’armée française, quel que soit leur lieu de résidence?

Depuis quelques années, cette injustice est dénoncée de toute part. Après le Conseil d'Etat et la Halde, la Cour des Comptes vient de demander l'alignement automatique et intégral du régime de tous les pensionnés. Saisi par un justiciable, c'est prochainement le Conseil constitutionnel qui devra se prononcer.

Mais est-il décent de laisser les tribunaux trancher alors qu’il s’agit d’une question éminemment politique ? La République est-elle si affaiblie qu’elle n’a plus les moyens de son honneur ? Où sont les valeurs pour lesquelles elle fit combattre ses « Indigènes » ? Comment parler d’intégration en France aux descendants de ces combattants si l’engagement de leur grand-père ou de leur arrière-grand-père est traité par le mépris et l’exclusion ?

C’est à la Nation de prendre ses responsabilités. C’est tout le sens d’une proposition de loi déposée en octobre 2008 à l’Assemblée nationale… et qui n’a toujours pas été examinée. On ne peut accepter que ces hommes meurent les uns après les autres, dans un oubli volontaire de la République, alors que nous avons encore la possibilité d’agir.

Par Naïma Charaï, présidente des Oubliés de la République, Stéphane Hessel, rédacteur de la DUDH et Alain Rousset, député de Gironde