Mes activités au quotidien

  • Conseillère régionale d'Aquitaine,
  • Députée Suppléante de Noël Mamère et
  • Membre du Parti Socialiste

mercredi 10 juin 2009

Envie de partager
Après cette cuisante défaite j'avais envie de partager avec vous l'intervention de B. Hamon lors du Conseil National du Parti Socialiste d'hier!
"Dépasser le Parti Socialiste
Cher-e-s Camarades,
Tout à l’heure, un camarade, le visage bronzé, me prenant par le bras, me disait « je suis social démocrate et je pense que ton discours a trop déporté le parti sur la gauche, ce qui explique que tant de voix se soient déplacées des socialistes vers les verts. »
Je me demande parfois pourquoi on ne se respecte pas davantage ? Pourquoi on s’inflige ce type d’analyse grossière et pourquoi on ne regarde pas la réalité de notre échec collectif en face ? Je me demande pourquoi, alors qu’on vient d’enregistrer un échec, après trois défaites successives à des scrutins nationaux, on en est encore à penser que, dans la bataille de l’interprétation, il y a encore une petite place à gratter, une petite victoire à emporter dans l’appareil ? Je me demande pourquoi on en est encore à essayer d’enfoncer un peu plus les uns pour se renforcer un peu plus soi-même. J’en prends ma part. Je n’ai jamais prétendu être exemplaire mais je pense que ce qu’on attend de nous, à l’issue d’une campagne difficile, c’est que nous nous respections. Nous appartenons à une grande formation politique qui mérite, à défaut de nous aimer tous, de nous respecter.
Je voudrais remercier tous ces militants qui, dans une campagne qui n’était pas facile parce qu’on ne nous aura rien épargné, ont mis leur orgueil et leurs états d’âme dans leur poche. Je remercie ces camarades qui ont décidé de faire campagne pour le PS, certains avec beaucoup d’engagement et d’envie, d’autres simplement par devoir parce qu’il fallait travailler pour le parti.
Je voudrais dire en quelques mots ce que je vois à l’issue de cette élection. Nous avons obtenu 2,1 millions de voix de moins qu’en 2004. L’extrême gauche en a recueilli 600 000 de plus et les Verts 1,5 million de plus, soit 2,1 millions au total. Il y a sans doute des voix qui se sont éparpillées ailleurs mais pour l’essentiel c’est au sein de la gauche que les voix se sont redistribuées. La question qui nous est donc posée aujourd’hui est de savoir pourquoi les classes populaires ne votent plus pour nous et pire, pourquoi ont-elles pris l’habitude de ne plus venir voter ?
Si on veut préparer 2012 sérieusement, nous devrons savoir régler cette question là dans les trois ans qui viennent. C’est une question centrale.
Objectivement, la social-démocratie européenne - nous le disons tous avec nos mots – n’en finit pas d’être en crise. C’est même de ses rangs qu’est venu le principal argument qui nous a mis à genou, au début de la campagne. Certains pensaient que nous pouvions faire campagne, parler de la crise économique et sociale, offrir des solutions et en même temps que Barroso devait rester président de la Commission. Quand Mme Lagarde demande que les déficits liés à la crise soient mis de côté, qui s’oppose à cela ? Deux socialistes européens. D’un côté Joaquin Almunia commissaire des affaires économiques et monétaires issu du PSOE et le ministre des finances allemand Peer Steinbrück du SPD. Ce sont des camarades, qui sur la question du pacte de stabilité et de croissance qui - alors que Mme Lagarde ne peut pas être suspecte d’une grande conversion sociale et régulatrice - défendent l’orthodoxie libérale. Cette crise de la sociale démocratie existe, ne soyons pas dans le déni. Ne soyons pas dans le déni parce que cette crise explique aussi pourquoi certaines thèses que nous avons défendues ensemble au sein du Parti socialiste européen - quelque soit notre appartenance à un courant ou à un autre - n’aient pas été entendues.
Pour cette législature, nous n’aurons, je crois, que 157 euro-députés socialistes. J’observe que les pays dans lesquels nous avons fait un bon score étaient ceux où le débat était le plus clivé. J’observe que là où les camarades ont gouverné en coalition, là où ils se sont considérablement recentrés, là où ils ont mis plus de temps à tirer les leçons de la crise que les libéraux, ils ont connu des échecs comparables ou pires que celui que nous connaissons en France.
Nous avons deux tâches historiques : préparer demain la manière dont la gauche socialiste française va reconquérir le pouvoir en France et préparer la refondation de la sociale démocratie européenne.
C’est pour ça que je pense que la réponse à ce que nous venons de vivre ne peut pas être une affaire de design, de mode, de changement de dispositif.
La réponse ne peut pas être de refaire ce que nous avons trop souvent fait : changer un peu le discours, remplacer tel camarade par un autre et espérer que tout ira mieux. Le problème que nous avons, c’est que nous ne faisons plus envie. Et même lorsque nous disons des choses intéressantes, les gens ne croient plus en nous.
Sur les marchés, lors des porte-à-porte, en campagne, on nous demandait ce que nous ferions de si différent par rapport aux libéraux. Et quand on arrivait à faire des propositions, on nous demandait si nous étions capables de gouverner malgré les divisions internes. Nous l’avons tous vécu. Nous n’arrivons pas à incarner une alternative au modèle libéral, ni à rendre crédible une alternance. Nous sommes tous responsables de cette incapacité et je ne m’exclus pas de ce constat.
Nous avons aujourd’hui une base, 17 %. Cela nous laisse quelques raisons de croire que nous avons le devoir d’engager une nouvelle étape historique.
Tous les partis de gauche ont entrepris une tâche qui est celle de leur propre dépassement : à l’extrême gauche avec la création du NPA, à notre gauche avec la création du Front de gauche, - même si ce parti n’obtient que 31000 voix de plus qu’en 2004, alors qu’à l’époque il y avait un gros vote utile favorable aux socialistes -, et du côté des Verts avec la création d’Europe écologie qui est un dépassement réussi de ce qui était jusqu’ici leur identité.
Il nous revient, aujourd’hui, de nous inscrire aussi dans ce processus de dépassement. C’est ma conviction. Je ne crois pas que ce soit dans un énième rebond interne, autour d’un énième casting différent, que nous arriverons à proposer une alternance et une alternative crédibles au modèle libéral.
Alors comment réussir ce dépassement du PS ? Je pense que nous devons nous laisser submerger par un processus politique qui aboutira à la constitution d’une maison commune de la gauche, - pour reprendre les mots de Martine -, avec trois sujets. Premièrement, le projet. J’observe, qu’à gauche, tout le monde se pose les mêmes questions : le rôle de l’état, les régulations possibles au niveau national et international, les protections, les salaires, la répartition capital – travail, la protection de l’environnement, etc. Nous nous posons ces questions de la même manière. Bien sur, nous ne les hiérarchisons pas de la même façon, mais il devrait être facile de réunir autour d’une table les dirigeants politiques et militants des partis de gauche pour en discuter.
Deuxièmement, l’échéance de 2012. Je suis personnellement favorable à un candidat unique de la gauche mais nous devons poser cette question sans préalable et sans imposer un ordre de discussion. Avec un seul objectif : nous mettre en situation de battre Nicolas Sarkozy, au nom et avec le soutien des classes populaires et moyennes.
Troisièmement, la constitution d’une maison commune de la gauche, peu importe son nom, qui permette utilement aux militants de se parler, de se confronter.
Si nous parvenons à ce dépassement, sans préalable, sans volonté hégémonique, sans dicter nous-mêmes l’agenda, je pense que le PS trouvera là le moyen de se refonder et de redevenir le porteur d’une espérance politique. Je souhaite que nous fixions dès cette semaine cette ambition. Je souhaite que nous proposions publiquement à nos partenaires cette offre de travail commun.
Je vous remercie"

lundi 1 juin 2009

Un dimanche sans Moati ce n’est plus un dimanche !

J’apprends aujourd’hui que France 5 ne reconduit pas l’émission Ripostes de Serge Moati.
Je me dis que France télévision va bien mal. Depuis 10 ans Ripostes rythme mes dimanches et je trouve affligeant que la télévision publique se prive d’une émission politique de qualité. La parole circule parfois dans le brouhaha mais l’expression est libre. Nous voilà revenu à l’ère de l’ORTF. Qu’a donc fait Moati pour se faire priver de son émission politique ? Ce n’est pas par manque d’audience, il fait le meilleur score de la chaîne. Insoumis sûrement ! De gauche probablement. La chasse aux sorcières continue sur les chaînes publiques. Je vous invite à rejoindre le groupe facebook pour le maintien de l’émission.
http://www.facebook.com/posted.php?id=690819546&share_id=92919632084&post_id=92919632084&comments=#/group.php?gid=87707821902&ref=share

samedi 23 mai 2009

Lutte contre les violences faîtes aux femmes : à quand une grande cause nationale ?

La semaine dernière, une jeune femme a été hospitalisée au CHU de Bordeaux après avoir été brûlée à l’huile par son ex-compagnon. Aujourd’hui, à Bordeaux, un homme vient d’être condamné à 17 ans de prison pour acte de torture et de barbarie pour avoir brûlé sa femme et l’avoir laissée plusieurs jours sans soins. Il y a quelques mois, rive droite, c’était une jeune femme qui a été assassinée par son mari.
Trois cas d’une extrême violence juste à côté de chez nous ! Il y a quelques mois, je vous donnais le nombre de femmes victimes de violences conjugales. Ces chiffres très préoccupants, ces actes barbares m’amènent à penser qu’il faut faire davantage pour prévenir ces violences insupportables. Que fait Valérie Létard (secrétaire d’Etat chargée de la Solidarité) pour endiguer cette pandémie ? Car c’est bien de pandémie dont il s’agit.
1968 est bien loin, et malgré le travail volontaire et efficace de toutes associations pour les droits des femmes, la lutte contre les violences faîtes aux femmes doit être décrétée grande cause nationale et exige une grande campagne d’information et de prévention de ces comportements sexistes.
Il y a urgence à agir sur ce fléau qui mine notre société, qui déstructure les liens familiaux et qui détruit la vie des femmes.
Le 6 juin prochain à 13 heures, le collectif bordelais aux droits des femmes organise un pique-nique place Pey-Berland à Bordeaux pour réaffirmer et défendre les droits acquis par les femmes. Soyons nombreuses pour soutenir cette démarche.

mardi 19 mai 2009

Le 07 juin
pour changer l'Europe
Votez socialiste et Kader Arif


Voici deux liens utiles
http://elections2009.pes.org/files/u1/ManifestoBook_FR_Online_0.pdf
http://changerleurope.fr/

lundi 18 mai 2009

Bordeaux, ma ville… Bordeaux, « ma » rue.

« Ma » rue a fait l'objet il y a quelques jours d'un article dénonçant l'insécurité montante, les nuisances sonores et les problèmes causés par des poly-toxicomanes. Dans ma rue, il y a effectivement des gens aux parcours de vie accidentés et fragiles.
Il est certainement du plus mauvais style de voir des SDF, des usagers de drogues se balader, discuter, se chamailler parfois, j’aimerais aussi que l’on parle sur le nombre de places en CHRS à Bordeaux… sur la loi SRU et se poser la question si elle est respectée par la ville? Sur le nombre de places en ALT ?
Plutôt que de mettre au ban une rue voire un quartier, et au final des catégories de personnes bien déterminées, je m’interroge sur l'accès aux logements, l’accès aux soins (au moment où l’on discute de la réforme de l’hôpital) et plus globalement de la prise en charge de ces personnes.
Ma rue est parfois bruyante, parfois insécure. Une pétition a d’ailleurs circulé pour alerter la municipalité sur les nuisances occasionnées par des individus n’habitant pas le quartier et qui se donnent rendez-vous à l’angle de « ma » rue.
Mais « ma » rue est aussi habitée par des familles. Je pense à mes voisins qui ont leurs enfants à l’école des Menuts, ou à ces étudiants colocataires, ou encore à l'épicier du coin qui fait travailler un sdf pour le dépanner, ou encore au fleuriste et à sa femme qui viennent d'avoir une jolie petite fille, ou encore à cette famille qui parraine une famille de sans-papiers.
Dans ma rue, c'est parfois bruyant. Elle n’est pas à l’image de la ville côté quai ou côté jardin public mais elle est toujours chaleureuse, solidaire et conviviale.

lundi 11 mai 2009

Revalorisation des pensions des anciens combattants : il est encore temps et cela devient urgent !


Le rassemblement en faveur des Oubliés de la République au Trocadéro à Paris, ce vendredi 8 mai dernier, a été un vrai succès : ces anciens combattants des anciennes colonies ont refait l'actualité. C'était l'un de nos objectifs : que ces ombres que l'on croise au détour d'une rue de nos grandes villes de France ressortent de l'oubli. Objectif atteint, mais tout reste à faire !
Le combat continue et la bataille s'avère ardue mais je ne suis pas femme à me laisser impressionner par les difficultés, surtout quand elles servent l'intérêt de notre devise républicaine : l'égalité. Car c'est un combat pour l'égalité qui est maintenant mené par un collectif d'associations pour ces anciens combattants. Je reviens de Paris, fatiguée et exténué mais encore plus déterminée que jamais.
Les anciens combattants présents ce vendredi dernier étaient principalement originaires de Beauvais et de Bondy ! Ces hommes m'ont beaucoup impressionné par leur humilité et leur discrétion. Ce jour-là, ils m'ont beaucoup interrogé. Ils m'ont demandé si cette manifestation allait aboutir à la revalorisation de leurs pensions? Pourront-ils aller vivre dans leurs pays ? Près de leur famille? Ou seront-ils encore obliger de vivre loin des leurs ? Vont-ils mourir en France ?
Toutes ces interrogations légitimes, je les ai prises en plein visage. Je savais que je mettrai toute mon énergie et toute ma force pour les rétablir dans leurs droits. Mais je n’étais pas en mesure de leur faire des promesses que je sais difficiles à tenir. Je leur promettais de faire tout mon possible et bien au-delà pour mettre fin à cette injustice. Voilà je vous livre à chaud mes premières impressions de ce rassemblement en faveur des Oubliés de la République. En espérant que nous n’aurons pas à nous mobiliser l’an prochain, le 8 mai 2010.