Mes activités au quotidien

  • Conseillère régionale d'Aquitaine,
  • Députée Suppléante de Noël Mamère et
  • Membre du Parti Socialiste

jeudi 22 octobre 2009

Communiqué de presse du CRA
Anciens combattants marocains : agissons enfin pour les survivants !

Au moment où France 3 rediffuse ce soir le documentaire Mechti, le dernier combat, qui illustre la lutte d’un ancien combattant marocain pour obtenir la revalorisation de sa pension militaire, Alain Rousset, président du Conseil régional d’Aquitaine et Naïma Charaï, conseillère régionale en charge de la lutte contre les discriminations, s’indignent des actes barbares de profanation qui ont été commis à Montjoie-Saint-Martin (Manche) contre 8 tombes de soldats marocains de la Seconde Guerre Mondiale.

Face à ces profanations odieuses, le président et les élus aquitains rejoignent la condamnation du chef de l’Etat, qui a fait part de sa colère. Concernant ces combattants des anciennes colonies qui se sont battus pour la France, et qui sont 80 000 à vivre encore sur notre sol, Alain Rousset et Naïma Charaï invitent le gouvernement à s’indigner également du sort qui est fait aux survivants : depuis les lois de cristallisation de 1959, ils touchent des pensions 8 fois inférieures à celles de leurs frères d'armes français et doivent subsister dans des conditions difficiles allant jusqu’à la clochardisation.

Comme Alain Rousset le réclame dans son projet de loi pour la décristallisation des pensions militaires, et comme il l’a successivement demandé, au sein du gouvernement, à Jean-Marie Bockel, Rama Yade, Hubert Falco, François Fillon et Nicolas Sarkozy, il est urgent que l’Etat se saisisse de ce dossier, et ce pour toutes les personnes concernées (des inégalités persistent également selon la nationalité des anciens combattants : sénégalais, algériens, tunisiens, marocains, maliens, cambodgiens, laotiens, malgaches, mauritaniens, …).

Une victoire a certes été remportée aujourd’hui au tribunal administratif de Bordeaux, avec la revalorisation de la pension militaire de 60 anciens combattants marocains qui avaient déposé un recours en octobre 2008, dont Mohammed Mechti, personnage central du documentaire de France 3. Son revenu est donc passé de 70 euros à 473 euros par mois, permettant d’alléger quelque peu ses difficultés quotidiennes. Toutefois, comme le signale Me Christelle Jouteau, avocate de la Coordination Décristallisation à Bordeaux, il n’y a toujours pas de décision sur les arriérés des pensions, et toujours pas d’échéancier.
En août dernier, le gouvernement annonçait des mesures pour la décristallisation, sans concrétisation pour le moment. Aujourd’hui, le temps passe pour ces hommes âgés et fatigués, et il n’est que temps d’agir.

mercredi 14 octobre 2009

Communiqué de presse CRA

Le CV anonyme instauré par la Région Aquitaine pour lutter contre les discriminations : un bilan positif un an après sa mise en oeuvre
En septembre 2008, Alain Rousset, président du Conseil régional d’Aquitaine a souhaité la mise en place du CV anonyme, dans le cadre de la politique de lutte contre les discriminations accompagnée depuis trois ans par la conseillère régionale Naïma Charaï.
A ce jour, le Conseil régional d’Aquitaine est la seule collectivité territoriale à mettre en place une procédure de CV anonyme généralisée à tous les postes ouverts dans l’institution.
Concrètement, les offres ne mentionnent plus l’adresse du Conseil régional mais l’adresse d’un prestataire, STEP, une entreprise d’insertion basée à Pau (64). Les CV et les lettres de motivations y sont traités et rendus anonymes : suppression de la photo, du nom, du prénom, de l’adresse, de l’âge ainsi que de toute référence à des dates ou au sexe. Tout est noté au masculin, en mode neutre en français. Cela peut aller jusqu’à la suppression de certains loisirs qui seraient trop connotés comme la danse classique ou le rugby par exemple. Les expériences d’une durée supérieure à 2 ans sont notées d’une astérisque afin d’informer qu’elles sont signifiantes du point de vue de l’acquisition des compétences. STEP transmet ensuite les candidatures anonymes, portant un numéro, à la Direction des Ressources Humaines et des Relations Sociales du Conseil régional (les candidatures reçues en dehors de cette procédure étant jugées irrecevables).
Un an après sa mise en œuvre, le bilan est jugé positif. « 21 personnes ont déjà été recrutées via le CV anonyme » indique Naïma Charaï « Cette procédure permet de garantir l’égalité de traitement dans les recrutements. Et surtout d’envoyer à l’extérieur un message fort aux candidats, rassurés d’une meilleure impartialité en cas d’entretien avec un jury. Aujourd’hui, encore trop de candidats ont tendance à s’auto-discriminer »
A ce titre, cette innovation a été référencée dans un guide de bonnes pratiques « Gestion des ressources humaines dans les collectivités territoriales : comment agir pour l’égalité et prévenir les discriminations » élaboré par la Halde. « Avec la publication de ce guide, je formule le vœu que notre modèle de promotion de l’égalité puisse être généralisé à des directions de ressources humaines d’autres collectivités » s’enthousiasme Naïma Charaï « et j’invite Yazid Sabeg, haut commissaire à la diversité et à l’égalité des chances, à s’en inspirer ».
Mémo à la presse : Un jury recevra en entretien des candidats ce jeudi 15 octobre 2009 à l’Hôtel de Région à 14 heures 30 pour le poste de chargé de mission « Logement étudiant ».

mercredi 23 septembre 2009

Assume ses propos qui, selon le préfet de Gironde, seraient indignes d’une élue !

« Les attaques en dessous de la ceinture… les propos que vous tenez sont indignes d’une élue… » me dit Dominique Schmitt, préfet de la Gironde et de la région Aquitaine, hier, lundi, lors d’une inauguration « Monsieur Hortefeux, je le connais, il est très respectueux des musulmans, il ne rate jamais une rupture de jeûn » [je ne vois pas le rapport mais bon]

Voilà en substance comment le Préfet de la Région Aquitaine a accueilli mon discours lors de l’inauguration d’un foyer pour les femmes victimes de violences conjugales ce mardi 22 septembre à Cenon !! Mais quelle mouche l’a donc piqué ? Dans mon discours, je m’inquiétais du sort réservé aux femmes étrangères qui, après une séparation, n’arrivait pas à obtenir un titre de séjour et de l’ambiance générale dans notre pays. Je m’en inquiétais d’autant plus que nous avons un ministre qui disait, je le cite « quand il y en a un, ça va. C’est quand ils sont nombreux que cela pose problème !! »
Monsieur le préfet remettait carrément en cause ma légitimité et ma dignité d’élue républicaine. Mais, monsieur le préfet, ma légitimité, je l’ai acquise par le vote de mes concitoyens. Quant à ma dignité, elle réside dans le fait de m’insurger de situations inhumaines (eh oui, je suis une élue de terrain et je rencontre beaucoup d’associatifs qui me font remonter ces situations).
Les propos tenus récemment par un Ministre en exercice, si cela est indigne de les juger scandaleux, alors oui je l’assume pleinement.

vendredi 24 juillet 2009

Monsieur le Président, n’oubliez pas Salah !

Monsieur le Président de la République,

4 ans déjà… 4 ans que Salah purge une peine de prison dont on a bien du mal à cerner les raisons quand on réside de facto dans un pays où l’on applique le principe de la présomption d’innocence.
Salah aussi est français, et il doit se demander pourquoi son pays, le chantre des droits de l’Homme, ne fait rien pour lui et le laisse dépérir en prison pour un crime dont non seulement il n’est pas l’auteur, mais qui au-delà n’a jamais eu lieu.
Etre passé en voiture devant le domicile d’un rabbin ultra orthodoxe, voilà ce qu’ « On » reproche à Salah Hamouri ; et comme, sur dénonciation anonyme, il est supposé sans preuve appartenir au FPLP, « On » suppose que cet acte ne pouvait qu’être dû à la préparation d’un futur attentat. Nous disons « On » car nous parlons d’une armée d’occupation installée sur le territoire palestinien en toute illégalité, et dont pourtant la France a accepté tacitement les jugements arbitraires émis sur des non-actes de terrorisme potentiel !
Salah a été condamné à 7 ans de prison alors qu’aucun fait ni aucune preuve ne sont venus étayer l’accusation dont il est l’objet. Il s’est résigné au « plaider coupable, ce qui ne signifie pas qu’il soit coupable. Le procureur du tribunal militaire a en effet utilisé la malheureusement classique procédure du marchandage : 7 ans s’il plaidait coupable ou sinon beaucoup plus. Devant l’immobilisme de son pays, Salah a évidemment accepté, par bon sens dans une telle situation pour un jeune homme de 20 ans, comme d’ailleurs 95% des prisonniers palestiniens.
Nous ne revenons pas sur l’acceptation de ce faux procès par la France, nous ne revenons pas sur l’inertie de la diplomatie française ; mais le 26 juillet prochain est une date que l’on ne peut pas manquer pour Salah. Ce jour là va être examinée la possibilité d’une libération anticipée pour notre compatriote.
Le 25 juin dernier, après quatre ans d’attente, vous avez enfin accepté que Mme Denise Hamouri, la maman de Salah, soit reçue à l’Elysée. Pas par vous, mais par un de vos proches conseillers qui a promis une intervention de la France à cette date.
Cette tribune vise à vous rappeler vos promesses, Monsieur le Président de la République. Parce que vous avez promis de ne laisser « tomber » aucun Français victime d’arbitraire à l’étranger et « quoi qu’ils aient fait », nous attentons plus qu’une intervention ce jour-là, nous attendons la libération de Salah. Et sans aucun nouveau marchandage : il n’est pas question que ce jeune Franco-palestinien n’ait plus le droit de résider à Jérusalem. Salah n’est pas coupable, il est victime d’un système injuste et inquiétant. Il a suffisamment souffert et la France a déjà assez honte. A présent, seule importe sa libération, sans concession.

Liste des signataires :
Noël MAMÈRE, Député-maire de Bègles ;
Jean-Claude LEFORT, Député honoraire ;
Monique CERISIER-BEN-GUIGA, Sénatrice représentant les Français établis hors de France ;
Alima BOUMEDIENE-THIERY, Sénatrice de Paris ;
Naïma CHARAÏ, Conseillère régionale d’Aquitaine et suppléante de N.Mamère ;
Patrick LE HYARIC, Député européen et Directeur de l’Humanité ;
Daniel COHN-BENDIT, Député européen ;
Christiane TAUBIRA, Députée de Guyane ;
Dominique VOYNET, Sénatrice de Seine-Saint-Denis ;
Jean-Claude SANDRIER, Député du Cher, Président du Groupe GDR ;
Pierre COURS-SALIES, Professeur es Sociologie et Démographie-Université Paris 8 ;
Kamel KABTANE, Recteur de la Mosquée de Lyon ;
Marie-Christine BLANDIN, Sénatrice du Nord ;
Yves COCHET, Député de Paris ;
Nicole BORVO COHEN-SEAT, Sénatrice de Paris ;
Michel BILLOUT, Sénateur de Seine-et-Marne ;
Marie-Noëlle LIENEMANN, ancienne Ministre ;
Lysiane ALEZARD, Conseillère Régionale d’Ile-de-France ;
Marc DOLEZ, Député du Nord ;
Jacques FATH, membre du Comité exécutif national du PCF ;
Michelle DEMESSINE, Sénatrice du Nord ;
Jacques MULLER, Sénateur du Haut-Rhin ;
Isabelle PASQUET, Sénatrice des Bouches du Rhône ;
Daniel VOGUET, Avocat à la Cour ;
Michèle SIBONY, Porte-parole de l’Union Juive Française pour la Paix ;
Jean DESESSARD, Sénateur de Paris ;
Jack RALITE, Sénateur de la Seine-Saint-Denis ;
Martine BILLARD, Députée de Paris ;
Annie JARAUD-VERGNOLLE, Sénatrice des Pyrénées-Atlantiques ;
Yvan RENAR, Sénateur du Nord ;
Christiane DEMONTES, Sénatrice du Rhône ;
Martine FAURE, Députée de Gironde ;
Marie-Hélène AMIABLE, Députée-maire de Bagneux ;
François DE RUGY, Député de Loire-Atlantique ;
Albert JACQUARD, généticien, ex-membre du Comité consultatif national d’éthique ;
Yasmine BOUDJENAH, ancienne Députée européenne ;
Rony BRAUMAN, Médecin humanitaire ;
Daniel BRUNEL, Vice-président du Conseil Régional d’Ile-de-France ;
Alain LHOSTIS, Conseiller de Paris ;
Nabil EL-HAGGAR, Universitaire ;
Bernard RAVENEL, Président d’honneur de l’Association France-Palestine Solidarité ;
Pierre MANSAT, Adjoint au Maire de Paris ;
François ROCHEBLOINE, Député de la Loire (Nouveau Centre) ;
Laurence COHEN, Conseillère régionale d’Ile de France ;
Bariza KHIARI, Sénatrice de Paris ;
Matthieu ROUVEYRE, Conseiller municipal de Bordeaux et Conseiller général de Gironde ;
Alain VIDALIES, Député des Landes ;
Henri EMMANUELLI, Député et Président du Conseil Général des Landes
20 juillet 2009

publié par Libération le 24 juillet
www.liberation.fr

mercredi 10 juin 2009

Envie de partager
Après cette cuisante défaite j'avais envie de partager avec vous l'intervention de B. Hamon lors du Conseil National du Parti Socialiste d'hier!
"Dépasser le Parti Socialiste
Cher-e-s Camarades,
Tout à l’heure, un camarade, le visage bronzé, me prenant par le bras, me disait « je suis social démocrate et je pense que ton discours a trop déporté le parti sur la gauche, ce qui explique que tant de voix se soient déplacées des socialistes vers les verts. »
Je me demande parfois pourquoi on ne se respecte pas davantage ? Pourquoi on s’inflige ce type d’analyse grossière et pourquoi on ne regarde pas la réalité de notre échec collectif en face ? Je me demande pourquoi, alors qu’on vient d’enregistrer un échec, après trois défaites successives à des scrutins nationaux, on en est encore à penser que, dans la bataille de l’interprétation, il y a encore une petite place à gratter, une petite victoire à emporter dans l’appareil ? Je me demande pourquoi on en est encore à essayer d’enfoncer un peu plus les uns pour se renforcer un peu plus soi-même. J’en prends ma part. Je n’ai jamais prétendu être exemplaire mais je pense que ce qu’on attend de nous, à l’issue d’une campagne difficile, c’est que nous nous respections. Nous appartenons à une grande formation politique qui mérite, à défaut de nous aimer tous, de nous respecter.
Je voudrais remercier tous ces militants qui, dans une campagne qui n’était pas facile parce qu’on ne nous aura rien épargné, ont mis leur orgueil et leurs états d’âme dans leur poche. Je remercie ces camarades qui ont décidé de faire campagne pour le PS, certains avec beaucoup d’engagement et d’envie, d’autres simplement par devoir parce qu’il fallait travailler pour le parti.
Je voudrais dire en quelques mots ce que je vois à l’issue de cette élection. Nous avons obtenu 2,1 millions de voix de moins qu’en 2004. L’extrême gauche en a recueilli 600 000 de plus et les Verts 1,5 million de plus, soit 2,1 millions au total. Il y a sans doute des voix qui se sont éparpillées ailleurs mais pour l’essentiel c’est au sein de la gauche que les voix se sont redistribuées. La question qui nous est donc posée aujourd’hui est de savoir pourquoi les classes populaires ne votent plus pour nous et pire, pourquoi ont-elles pris l’habitude de ne plus venir voter ?
Si on veut préparer 2012 sérieusement, nous devrons savoir régler cette question là dans les trois ans qui viennent. C’est une question centrale.
Objectivement, la social-démocratie européenne - nous le disons tous avec nos mots – n’en finit pas d’être en crise. C’est même de ses rangs qu’est venu le principal argument qui nous a mis à genou, au début de la campagne. Certains pensaient que nous pouvions faire campagne, parler de la crise économique et sociale, offrir des solutions et en même temps que Barroso devait rester président de la Commission. Quand Mme Lagarde demande que les déficits liés à la crise soient mis de côté, qui s’oppose à cela ? Deux socialistes européens. D’un côté Joaquin Almunia commissaire des affaires économiques et monétaires issu du PSOE et le ministre des finances allemand Peer Steinbrück du SPD. Ce sont des camarades, qui sur la question du pacte de stabilité et de croissance qui - alors que Mme Lagarde ne peut pas être suspecte d’une grande conversion sociale et régulatrice - défendent l’orthodoxie libérale. Cette crise de la sociale démocratie existe, ne soyons pas dans le déni. Ne soyons pas dans le déni parce que cette crise explique aussi pourquoi certaines thèses que nous avons défendues ensemble au sein du Parti socialiste européen - quelque soit notre appartenance à un courant ou à un autre - n’aient pas été entendues.
Pour cette législature, nous n’aurons, je crois, que 157 euro-députés socialistes. J’observe que les pays dans lesquels nous avons fait un bon score étaient ceux où le débat était le plus clivé. J’observe que là où les camarades ont gouverné en coalition, là où ils se sont considérablement recentrés, là où ils ont mis plus de temps à tirer les leçons de la crise que les libéraux, ils ont connu des échecs comparables ou pires que celui que nous connaissons en France.
Nous avons deux tâches historiques : préparer demain la manière dont la gauche socialiste française va reconquérir le pouvoir en France et préparer la refondation de la sociale démocratie européenne.
C’est pour ça que je pense que la réponse à ce que nous venons de vivre ne peut pas être une affaire de design, de mode, de changement de dispositif.
La réponse ne peut pas être de refaire ce que nous avons trop souvent fait : changer un peu le discours, remplacer tel camarade par un autre et espérer que tout ira mieux. Le problème que nous avons, c’est que nous ne faisons plus envie. Et même lorsque nous disons des choses intéressantes, les gens ne croient plus en nous.
Sur les marchés, lors des porte-à-porte, en campagne, on nous demandait ce que nous ferions de si différent par rapport aux libéraux. Et quand on arrivait à faire des propositions, on nous demandait si nous étions capables de gouverner malgré les divisions internes. Nous l’avons tous vécu. Nous n’arrivons pas à incarner une alternative au modèle libéral, ni à rendre crédible une alternance. Nous sommes tous responsables de cette incapacité et je ne m’exclus pas de ce constat.
Nous avons aujourd’hui une base, 17 %. Cela nous laisse quelques raisons de croire que nous avons le devoir d’engager une nouvelle étape historique.
Tous les partis de gauche ont entrepris une tâche qui est celle de leur propre dépassement : à l’extrême gauche avec la création du NPA, à notre gauche avec la création du Front de gauche, - même si ce parti n’obtient que 31000 voix de plus qu’en 2004, alors qu’à l’époque il y avait un gros vote utile favorable aux socialistes -, et du côté des Verts avec la création d’Europe écologie qui est un dépassement réussi de ce qui était jusqu’ici leur identité.
Il nous revient, aujourd’hui, de nous inscrire aussi dans ce processus de dépassement. C’est ma conviction. Je ne crois pas que ce soit dans un énième rebond interne, autour d’un énième casting différent, que nous arriverons à proposer une alternance et une alternative crédibles au modèle libéral.
Alors comment réussir ce dépassement du PS ? Je pense que nous devons nous laisser submerger par un processus politique qui aboutira à la constitution d’une maison commune de la gauche, - pour reprendre les mots de Martine -, avec trois sujets. Premièrement, le projet. J’observe, qu’à gauche, tout le monde se pose les mêmes questions : le rôle de l’état, les régulations possibles au niveau national et international, les protections, les salaires, la répartition capital – travail, la protection de l’environnement, etc. Nous nous posons ces questions de la même manière. Bien sur, nous ne les hiérarchisons pas de la même façon, mais il devrait être facile de réunir autour d’une table les dirigeants politiques et militants des partis de gauche pour en discuter.
Deuxièmement, l’échéance de 2012. Je suis personnellement favorable à un candidat unique de la gauche mais nous devons poser cette question sans préalable et sans imposer un ordre de discussion. Avec un seul objectif : nous mettre en situation de battre Nicolas Sarkozy, au nom et avec le soutien des classes populaires et moyennes.
Troisièmement, la constitution d’une maison commune de la gauche, peu importe son nom, qui permette utilement aux militants de se parler, de se confronter.
Si nous parvenons à ce dépassement, sans préalable, sans volonté hégémonique, sans dicter nous-mêmes l’agenda, je pense que le PS trouvera là le moyen de se refonder et de redevenir le porteur d’une espérance politique. Je souhaite que nous fixions dès cette semaine cette ambition. Je souhaite que nous proposions publiquement à nos partenaires cette offre de travail commun.
Je vous remercie"

lundi 1 juin 2009

Un dimanche sans Moati ce n’est plus un dimanche !

J’apprends aujourd’hui que France 5 ne reconduit pas l’émission Ripostes de Serge Moati.
Je me dis que France télévision va bien mal. Depuis 10 ans Ripostes rythme mes dimanches et je trouve affligeant que la télévision publique se prive d’une émission politique de qualité. La parole circule parfois dans le brouhaha mais l’expression est libre. Nous voilà revenu à l’ère de l’ORTF. Qu’a donc fait Moati pour se faire priver de son émission politique ? Ce n’est pas par manque d’audience, il fait le meilleur score de la chaîne. Insoumis sûrement ! De gauche probablement. La chasse aux sorcières continue sur les chaînes publiques. Je vous invite à rejoindre le groupe facebook pour le maintien de l’émission.
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